Politiques
Publiques

Sources
: http://www.ecologie.gouv.fr
Le risque « inondation » est le premier risque naturel en France,
tant par l’importance des dommages qu’il provoque que par le nombre
des communes concernées (8000), l’étendue des zones inondables
(plus de 20 000 km2) et les populations résidant dans ces zones(4,5
millions de français). L’importance des dommages s’est
considérablement accrue depuis 50 ans en raison de l’important
développement urbain effectué dans les zones inondables. La
restauration des champs d’expansion des crues, la prise en
compte du risque dans l’urbanisme, la réduction de la
vulnérabilité et le renforcement de la conscience
du risque apparaissent ainsi désormais comme les actions de
prévention des inondations les plus efficaces pour limiter durablement
les dommages aux personnes et aux biens.
La stratégie nationale pour la prévention des inondations s’organise
autour de 3 axes principaux :
> la loi sur la prévention
des risques prévoit d’améliorer l’information des
populations, de renforcer les capacités d’intervention des collectivités
locales et de réduire la vulnérabilité.
> un volet financier : les
financements de l’Etat sont renforcés dans 34 bassins
> un volet organisationnel
: un Service Central d’Hydrométéorologie et d’appui
à la prévision des Inondations (SHAPI), un shéma de réorganisation
des Services de prévision des Crues (SPC) ainsi qu’une circulaire
relative au contrôle de la sécurité des diguesLes programmes
d’actions de prévention des inondations (PAPI) rassemblent l’Etat
et les collectivités territoriales autour d’initiatives communes
intégrées dans des programmes d’ensemble cohérents,
destinés à réduire les conséquences des inondations.
Près d’un quart du territoire et 800 000 personnes résidant
en zone inondable sont concernées par les 42 programmes d’actions
définitivement retenus en janvier 2004 dans le cadre d’un appel
à projet lancé par le ministère de l’Ecologie et
du Développement Durable. l’Etat, les collectivités territoriales,
les communes, les entreprises et les particuliers participent à la
mise en œuvre des programmes d’actions de prévention des
inondations. Presque tous les bassins sur lesquels des crues importantes ont
été enregistrées depuis une quinzaine d’années
font partie des bassins expérimentaux (Somme, Odet, Saône, Meuse,
Maine, bassin des Gardons, de l’Ouvèze, de la Siagne, du Vidourle,
…). Les programmes d’actions relèvent aussi bien de la
catégorie des crues dites lentes (crues de plaine ou crues de nappes)
que de la catégorie souvent ravageuse et meurtrière des crues
torrentielles. Ilscontiennent principalement des actions de régulation
du débit en amont (42% du coût total), grâce à la
création ou à la restauration des champs d’expansion des
crues, d’aménagement hydraulique et de protection des lieux habités
(38%), de réduction de la vulnérabilité des constructions
établies en zone inondable (9%), de mesures de prévention par
les communes (3%) et de prévision des crues et promeuvent la mise en
place de maîtres d’ouvrages agissant à l’échelle
de bassins versants. Le coût total s’élève à
environ 500 millions d’euros et appelle une participation de l’Etat
à hauteur de 190 millions d’euros sur la période 2004-2007.
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Aux côtés des 42 programmes d’actions,
un nombre de projets limité fait l’objet d’un soutien du
Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable :
prévention des inondations sur les bassins de l’Aude et de la
Drôme et la protection de la ville de Montauban par exemple.
Il convient de rappeler que le plan Loire constitue depuis 1994 un champ expérimental
important pour la prévention des inondations. C’est, en France,
le prototype des stratégies de prévention des inondations menées
à l’échelle d’un grand bassin versant.
Carte
de France des Programme d'Actions de Prévention des Inondations
(Cliquez sur la carte pour l'agrandir)